Le curling : véritable école de leadership

L’un de mes plus vieux souvenirs est celui d’une piste de glace où des blocs de granit glissent vers les anneaux peints à chacune de ses extrémités grâce aux balais qui s’activent sous les cris enthousiastes du capitaine. Vous l’aurez reconnu, je parle du curling.

Ce sport qui a marqué ma vie m’a aussi appris une foule de leçons qui s’appliquent très bien au leadership en entreprise. Maintenant que l’hiver s’est bien installé, je voudrais vous transmettre cinq choses que le curling m’a apprises à ce sujet :

  1. Pour gagner, on doit travailler en équipe et suivre l’élan du capitaine. Au curling comme en affaires, il faut jouer en équipe. Les quatre coéquipiers sur la glace ont tous un rôle d’égale importance. Le capitaine est celui qui détermine la stratégie et lance les dernières pierres, et il sait très bien que l’équipe forme un tout. Il encourage chaque membre à donner son plein rendement dans la perspective d’atteindre un objectif commun.
  2. La passion est une bonne chose, mais il est inutile de se mettre en colère et de lancer son balai dès qu’un joueur commet une erreur. Je l’ai vu de mes yeux : lors d’un match serré, un capitaine de grande stature cède sous la pression et lance son balai ou réprimande un joueur qui a mal manœuvré. Il se crée un malaise et le climat négatif qui en résulte profite à l’adversaire. Il y a toujours des pépins, dans le sport comme dans les affaires, mais un bon capitaine sait garder son calme et maintenir le cap quand la mer est agitée.
  3. Il faut savoir encadrer l’équipage et s’adapter. Avant tout match, un bon capitaine se fixe un plan en fonction de plusieurs facteurs, notamment les atouts particuliers des deux équipes, les particularités de l’aréna et de la piste, etc. De même, un bon dirigeant d’entreprise doit élaborer une stratégie fidèle à sa vision, qui laisse place aux ajustements selon la situation. Il est flexible et sait s’adapter, comme un capitaine sait pallier un lancer raté de son troisième joueur quand le score est égal et que le marteau approche de la maison à la huitième manche. (Excusez mon jargon de curling. Si ça vous semble du chinois, sachez que c’est une simple façon de dire qu’une erreur survient à un moment clé de la partie, et que l’heure est à l’adaptation.)
  4. La communication, un élément clé. Les joueurs de curling se parlent beaucoup, et parfois très fort. C’est essentiel, parce que chacun doit entendre les directives du capitaine et celui‑ci doit savoir ce qui se passe à l’autre bout de la patinoire. Il en va de même en affaires : les dirigeants doivent transmettre de l’information à leurs employés, mais aussi les écouter pour prendre les meilleures décisions en fonction de la situation.
  5. La disposition à prendre des risques. Au curling, ce sont toujours les lancers (en anglais seulement) les plus difficiles qui sont les plus mémorables ou qui changent le cours du match. Ça prend du courage pour jouer le tout pour le tout. Comme les plus grands dirigeants, les meilleurs capitaines savent répondre aux attentes lors des parties ordinaires, mais aussi courir des risques quand le jeu en vaut la chandelle.

Le Canada produit d’excellents curleurs : le pays compte plus de 700 000 joueurs, les équipes olympiques masculine et féminine détiennent l’or, et le Canada brille toujours lors de compétitions mondiales. En gros, les joueurs canadiens figurent parmi l’élite, et tout dirigeant d’entreprise peut s’inspirer de tels succès. Alors, prenez position, gardez les yeux sur votre balai et brossez fort!

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(English) Monta Johnson,
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